HighWay & Crucified Barbara un show survolté et ultra rock n’ roll.

Au cours de la tournée française des Crucified Barbara ce printemps, j’ai eu la chance d’assister à  leur concert en toute intimité dans une petite salle underground de Montpellier : Le secret place. En première partie le groupe HighWay originaire de sète a embrasé la scène avec ses compositions puissantes de « Hard Rock ‘n’ roll!!! »

Les Crucified Barbara arrivent, elles sont belles, sexy, déchainent une telle énergie qu’au deuxième morceau « Play me hard », je suis éjectée du public et m’écrase sur la bassiste qui se prend le micro dans la figure. A partir de ce moment, j’ai tentée de prendre tant bien que mal quelques photos dans ce public en délire et en free style total!

Assénant de lourds riffs sur leur Gibson Flying V pour headbanger addict, les Crucified Barbara ont jouée les morceaux les plus connus de leur répertoire comme « In distortion we trust », « Bad Hangover »ou « Sex Action » sans oublier la reprise frénétique de « Killed by Death » de Motörhead. Autant vous dire que le show fût mémorable et un pure moment de fun et de rock ‘n’ roll!!!

 Crucified Barbara est un groupe de métal suédois composé de quatre jeunes femmes (Mia Coldheart, Klara Force, Ida Evileye et Nicki Wicked) formé à Stokholm en 1998. Leur musique peut être décrite comme un mélange de Heavy Metal, de Trash Metal et de Hard Rock.

Au départ, le groupe est composé d’un chanteur : Joey Nine, d’une bassiste : Ida Evileye, d’une guitariste : Klara Force, et d’une batteuse : Nicki Wicked. Leur catégorie musicale appartient alors au punk rock. Durant les années 90, alors qu’elles avaient 14 ans, Ida et Klara ont jouées pour la première fois ensemble. Nicki, quant à elle, jouait dans un groupe de hard rock. C’est en 2001, après l’arrivée de Mia Karlsson, seconde guitariste du groupe qu’elles signeront leur premier contrat avec Warner/Chapel Scandinavia à la suite d’un concert donné au rock club sur un bateau en Suède. Elles trouvent leur nom de groupe au Roskilde Festival au Danemark grâce à une poupée gonflable (barbara en suédois) perchée sur une croix. Toutefois, le départ de Joey Nine, remet le groupe au nombre pair. Mia s’essaye donc au chant en 2003, ce qui  change aussi beaucoup le son, laissant une plus ample place au Metal.

Le groupe a énormément progressé durant leurs représentations live, que se soit dans leur lycée ou bien dans les petits bars de la région. Mais aussi par une détermination extrême de bien faire, de donner au public l’occasion d’entendre ce qu’il n’a jamais entendu auparavant. Mia ne se sentant plus à l’aise avec son nom deviendra  « Mia Coldheart » officiellement le 24 octobre 2004.

Signé en 2003 avec GMR, les premiers enregistrements se déroulent au printemps 2004 à Kristianopel, en Suède à Pama Studios/Black Records. Mankan Sedenberg en est le producteur et l’ingénieur son. Le single « Losing the Game » est sortie le 8 décembre 2005 et est vite devenu numéro 8 au classement des meilleures ventes en Suède le 19 janvier 2005.

Leur deuxième album, Til Death to Us Party fait franchir un palier supplémentaire au groupe. Les titres proposés ont plus de maturité tout en gardant l’énergie et la spontanéité qui ont marqué le premier album. On trouve sur cet album deux power ballads (« Jennyfer » et « Danger Danger ») alors que ce genre était absent de In Distortion We trust.

A l’occasion de cette tournée européenne est sortie leur troisième opus Midnight Chase le 28 mai avec un single déjà disponible sur internet, « Into the Fire ».

HighWay est une formation de « Hard Rock ‘n’ roll », une expérience puissante avec l’attitude rock ‘n’ roll dont les influences majeures ont été puisées chez AC/DC, Deep Purple, Whitesnake, ZZ Top,  Guns n’ Roses ou encore Aérosmith. Originaire de Sète, le combo a été formé en 2000 par les frères Ben et Romain Chambert (respectivement guitariste et batteur) rejoints rapidement par JM Gantard (à la basse) et Benjamin Folch (au chant).

 

2002 sera une année charnière pour HighWay, leur seconde participation au tremplin rock régional « les Duels Rock » dans la célèbre salle du Rockstore à Montpellier, est récompensée par la première place ! Le groupe vit alors sa première expérience studio et Have a Beer ! Leur premier opus, voit le jour. En 2005, dans le « Trendkill studio » de Ole Duke Hill ( ex-guitariste d’Eyeless, Mudweiser) et Matt E. West est enregistré Goodbye Money. Arrangements musicaux plus riches, vocaux maîtrisés et sonorités plus brutes font de cet album une oeuvre plus représentative du groupe et de ses performances scéniques. Cet album permet à HighWay de décrocher un contrat avec Brennus Music assurant la distribution des deux disques. Au cours de l’année 2009, HighWay participe et remporte le tremplin rock organisé par le club le « New Capricorne » à Sète. Le premier prix fût une série de concerts mémorables dans des clubs Londoniens. En juin 2010, JM Gantard, le bassiste historique, décide de quitter le groupe pour les classiques divergences musicales. Il est immédiatement remplaçé par Samm Marshal, fan du groupe depuis des années et excellent bassiste 1000% rock ‘n’ roll !

 

2011 retour au studio « Trendkill » où HighWay accouche de United States Of Rock ‘n’ Roll.

Ce nouvel album est le fruit d’un très long travail dans lequel le groupe a mis toutes ses tripes, toute sa foi et toute sa passion dans la musique.

Cet opus est de loin l’album le plus abouti, le plus puissant et le plus dévastateur de la formation !

Aujourd’hui HighWay est plus motivé que jamais pour décrocher le « Big Deal », assurer des concerts de plus en plus nombreux et répandre la bonne parole du Heavy Rock !

 

 

Est ce que vous pouvez me faire une petite présentation du groupe, comment vous vous êtes rencontrés et que tout a commencé?

 

Ben C : Le groupe à la base est né de mon frère Romain et moi, lui à la batterie moi j’ai pris la guitare, on s’est dit : « On va faire un groupe de Hard Rock comme nos idoles! ». On a recruté Benjamin qui connaissait Romain, un vrai chanteur de Hard Rock, on a eu un bassiste qu’on a gardé des années puis on s’est séparés pour divergences artistiques et Sam, fan du groupe et qui nous suivait depuis plusieurs années nous a  rejoint il y a 2 ans et depuis on a fait 3 albums et l’aventure continue!

 

Sam : Mon premier groupe était Virgin’s Tears, on faisait du Hard en français, on jouait mal et fort mais on se régalait et on a eu notre heure de gloire à l’est de l’avenue Victor Hugo à Sète. J’ai ensuite fait partie du groupe de « Rhythm ‘n’ blues revue » Shortcuts et du groupe de Ska Rock Sauce Mojito. Avec ces formations j ai écumé pas mal de scènes de la région et pas mal de fûts de bières aussi.
Bref j’ai bien progressé pendant cette période mais le Hard me manquait ! Mon karma a dû le sentir et a mis HighWay sur ma route! Ça a été un moment spécial quand ils m’ont appelé pour prendre la place de bassiste. j’étais comme un fou ! Pour moi ça signifiait qu’on reconnaissait mes capacités rock ‘n’ rollesques et « bassistiques » (rires) ainsi qu’une nouvelle perspective d’évolution. J’ai dû bosser dur au grand dam du mur de mon studio que mes voisins massacraient!!
Pour avoir entendu un morceau « Us of rock ‘n’ roll » du nouvel album avant de faire partie du groupe, j’étais bouillant a l’idée de défendre ces nouveaux titres en live et je pense avoir rajeuni un brin l’image du groupe, ce qui, visuellement parlant, assoit la cohérence visuelle sur scène.
Reste plus qu’a convaincre le monde entier qu’on envoie grave et j’espère qu’un jour on parlera de Sète comme la patrie de HighWay et non comme celle de Bassens !

 

Quelles sont les principales influences de votre musique ?

 

Romain : Je dirais ACDC bien sûr ! Après les Gun’s, Aérosmith,Van Halen, Whitesnake, Led Zeppelin.

Ben C : C’est assez varié, Romain écoute du super old school, Benjamin écoute beaucoup de Metal progressif. En fait on a pleins d’influences, du Glam au Métal progressif et toutes ces influences font un espèce de melting pot qu’on met à notre sauce et ça sonne du HighWay.

Benjamin F : C’est marrant on me dit souvent : – Tu chantes comme Rob Halford de Judas Priest c’est énorme ! Alors que j’ai jamais été influencé par Rob Halford.

David Coverdale des Whitesnake et David Lee Roth de Van Halen sont plus mes influences dans le rock.

Romain : Je suis fan de Mötley Crüe, Def Leppard et Bon Jovi.

Sam :  Moi c’est plutôt Iggy Pop, mes premiers émois musicaux étaient sur Mozart et après Iggy Pop !

D’où vous viennent les motifs musicaux de votre musique ? Comment vous composez ? Qui compose ?

 

Ben C : Jusqu’à présent, j’ai écrit la plupart des riffs et des mélodies. J’essaye en général d’avoir le gros du morceau avant de le soumettre aux autres. Soit il est quasi-terminé quand je suis bien inspiré (c’est le cas de « I Like It » par exemple), soit on le termine tous ensemble en termes d’arrangements, transitions, backing etc…Parfois j’ai juste un riff, on jamme autour et il en sort une pure chanson (« Freedom » est née de cette manière). Chacun amène sa touche personnelle et c’est ce qui donne toutes leurs couleurs aux chansons.
Pour les paroles, nous écrivons toujours la musique avant. L’ambiance du morceau dicte alors le thème. Je me fais un mini-film dans ma tête dont le morceau serait la bande son et de là jaillissent les paroles. Je fonctionne à l’instinct, guidé par les sensations que me procurent les chansons. Je ne me dis jamais : « Tiens je vais parler de ceci ou de cela, faire passer tel message ». Parfois je n’ai pas d’idées de paroles et à ce moment-là Benjamin prend le relais …et de fort belle manière à chaque fois ! Un vrai travail d’équipe ! C’est ce qui est arrivé sur le premier opus pour « Motel in Alabama » et « Have a beer »! Ou encore « Mr King Size » et « Hey man » sur le petit dernier.
Je pense que pour le prochain album la conception des morceaux va légèrement changer du fait de l’arrivée de Sam. Il a un stock de riffs bien efficaces dans lesquels on va pouvoir puiser.

En tout cas, on essaie toujours d’être originaux dans nos compos. Bien sûr on ne révolutionne pas le style, mais on a notre propre identité, notre manière de jouer et notre son. Les riffs, que l’on considère « bateaux » et milles fois entendus, partent direct à la poubelle ! On est très sélectifs tant sur les riffs que sur les mélodies vocales. On veut un Hard simple, efficace mais aussi fin et nuancé. C’est pour ça qu’on n’a pas sorti dix albums en dix ans (rire!)

 

 Pouvez vous me dire deux trois mots sur chacun de vos albums et leur progression ?

 

Ben C : Notre premier essai : « Have a beer ! » (2002) est le premier prix du tremplin « les Duels Rock » organisé au Rockstore. Il a été enregistré en trois jours ! Il y a donc quelques imperfections, notamment au niveau du son, mais le plus important est bien là : les chansons ! Six titres dont on joue encore la quasi-intégralité en live, à la demande des fans. Ils sont simples mais diablement efficaces. Le morceau « Have a beer ! » finit encore tous nos concerts à ce jour.

Sur  Goodbye Money  (2005), les morceaux sont devenus plus riches, avec des structures plus travaillées et nuancées. Nous avons eu d’avantage de temps en studio pour travailler les détails et affiner le son. Il est typé « vintage », c’était notre période « cowboys » avec des morceaux comme « Once upon a time », « The cowman », ou « Clear Out ». Nous avions tous progressé et ça s’entend ! De cet album est extrait notre premier vidéo clip « In the circus of madness ».

Puis le petit dernier :  United States Of Rock’n’Roll  (2011). Avec cet album, nous voulions taper fort, marquer un cap et je pense qu’on y est plutôt bien arrivés. Il y a eu énormément de travail de pré-prod, d’enregistrement et surtout de mixage. On voulait un son énorme, puissant et moderne! Notre « Dr Feelgood » ou notre « Black album » !
Nous avons soigné au maximum les compositions afin qu’elles soient plus « catchy ». Benjamin a réalisé un travail formidable sur les voix de cet album ! Elles sonnent d’enfer ! Bref, tu l’as compris, on en est très fiers ! C’est notre œuvre la plus aboutie et la plus dévastatrice à ce jour.


Quels sont les principaux thèmes que vous abordez dans vos chansons ?

 

Benjamin F :  Les femmes, c’est pas moi qui écris toujours les paroles je tiens à le préciser, les relations hommes femmes, des petites histoires, souvent on prend un morceau on se dit c’est l’histoire d’un mec, qu’est ce qui va lui arriver et bien lui il sera tout seul dans sa vie et bien ce sera « Lonely man », on sait que « Become someone » c’est l’histoire de Ben.

Ben C : Aussi sur le dernier album il y a les femmes, la fête ça peut des fois être un peu triste sur les choix de vie, sur la volonté d’être musicien.

Romain : Le deuxième thème c’est souvent la musique, on part encore une fois sur le Rock ‘n’ roll, pour « US of rock ‘n’ roll» le thème c’est la famille du Rock ‘n’ roll, unissons nous, on est une grande famille et on y va !

 

Qu’est ce que ça représente pour vous le Hard Rock ?

 

Sam : Ça a changé ma vie, avant j’avais l’impression d’être personne, c’est la chose qui me manquait.

Ben C : Le Hard Rock c’est aussi une communauté, un mode de vie, c’est une famille, c’est utopique peut être mais on rêve de cette grande famille, de se reconnaître dans la rue, on va voir les mêmes concerts et on y pense jour et nuit.

Benjamin F : Moi je suis vendeur et souvent on me dit vous êtes musicien ? Bah oui ça se voit pas ?

Le Hard Rock c’est ultra puissant et viscéral, c’est une vie.

 

Ça vous fait quelle impression de faire la première partie d’un groupe de nanas qui font du Hard ‘n’ heavy ?

 

Sam : Quand j’ai commencé la musique avec mon premier groupe Virgin’s Tears sur Sète, j’ai connu les Crucified Barbara par internet, je me suis dit alors un jour j’aimerais jouer avec elles et aujourd’hui pour moi c’est un palier, la prochaine étape c’est Scorpions ! (rires)

Ben C :  Moi ça me fait plaisir, c’est une belle opportunité, elles sont cool et elles envoient grave !

Romain : C’est aussi révélateur que le groupe avance aussi, ça fait plaisir au moral ça veut dire qu’on est sur la bonne voie.

 

De quel groupe rêveriez vous de faire la première partie?

 

Ben C : De faisable dans l’immédiat…je dirais Koritni ! Le même sang coule dans nos veines. Ça ferait une putain de soirée Rock’n’roll !!
Dans mes rêves les plus humides, je dirais Aérosmith, AC/DC, Whitesnake ou Mötley Crüe !

 

Vous comptez faire une tournée ?

 

Benjamin F :  C’est épars, là pour le moment on fait des dates, on a fait une petite tournée de trois quatre dates comme ça.

Romain : On aimerait, il faudrait arriver à l’organiser, on cherche une tournée vers le nord, agglomération Lilloise et Belgique.

Ben C : Là on a des dates qui se profilent Paris, Nantes, Grenoble.

 

Avez vous un manager ? Comment faites vous pour trouver des dates ?

 

Ben C : Non, actuellement nous n’avons plus de manager, on s’ « auto-manage ». Nous avons eu un manager à l’époque de « Goodbye money » mais il n’a pas fait grand-chose à part nous vendre du rêve. Il y a beaucoup de personnes, dans ce milieu, qui parlent mais ne font rien ! C’est fatiguant de se casser les dents sur des gars comme ça.
Je l’attends comme « le messie » le manager ultra efficace qui voudra bien prendre les choses en mains et qui nous fera monter. J’espère qu’il croisera notre route rapidement. En attendant, on ne se tourne pas les pouces, on est ultra-motivés, alors on démarche sans cesse pour répandre la bonne parole du Rock ‘n’ roll !! Ce qui est agréable, c’est que la notoriété du groupe monte petit à petit, notamment avec les bons retours concernant le nouvel album. Les assos et les organisateurs de concerts nous contactent de plus en plus pour nous faire jouer. Les dates se rajoutent assez vite, c’est vraiment cool.

 

Comme le veut la formule d’un célèbre magazine c’est quoi être rock en 2012 ?

 

Sam :  C’est comme en 2011 mets une paire de santiags le matin, ouvre une bière, fume une clope et mets un bon disque !

Benjamin F : On me dit souvent tu te définirais comment ? Je suis Rock ‘n’ roll, je me prends pas la tête, je prends du plaisir dans tout ce que je fais, faut s’amuser, se faire plaisir et tout prendre avec plaisir.

Ben C : C’est vivre à fond et être jazzy ! (rire)

Romain : J’ai un dicton : C’est tout où rien, c’est un morceau des Whitesnake.

 

Cet article a été déposé par Aurélie Godefroy.

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