[Live report] Tristania – 11/10/2010 – Glazart

Ce n’est pas la foule des grands soirs au Glazart ce lundi malgré une affiche sympathique avec Unsun, Asrai et Tristania. Est-ce la faute du début de semaine, la grève qui commence le soir même ou bien est-ce tout simplement un désintérêt pour le gothic metal ?

Unsun sont les premiers à fouler la scène devant un parterre un peu dégarni. C’est l’occasion de revoir l’ex Vader Mauser dans une fonction beaucoup moins extrême ainsi que sa jolie compagne Aya au chant. Première constation, la belle chante plutôt bien sur scène malgré un sous-mixage de sa voix ce qui gâche un peu sa prestation. Le groupe va faire la promo de leur dernier album « Clinic for dolls » en interprétant entre autre ce dernier ainsi que « Not enough », « A single touch » et le single « Home ». Aya essaye de communiquer timidement avec le public qui va quand même participer plus activement au fur et à mesure du show.


La ½ heure de concert se terminera avec « Whispers », le single qui a fait connaître le groupe.


Changement de style avec Asrai et leur look 100 % gothique, avec une musique plus proche d’un Faith and Muse survitaminé que les groupes à chanteuses habituels. Ne connaissant pas beaucoup le combo, c’est plus une découverte, qui sera une bonne surprise. La musique se veut metal, dark-wave, gothique, parfois new-wave avec une chanteuse très dynamique qui saura se mettre le public dans la poche assez rapidement comme avec ce « Pale light » ou bien le limite punk « Awaken ».


La musique d’Asrai est vraiment variée et les dix morceaux passent assez vite. Sympa.


Que vaut ce Tristania 2010 ? Etant donné qu’il ne reste plus en ancien membre que le guitariste et vocaliste Anders Hoyvik Hidle après les départs de Vibeke et d’Osten, cela ne ressemble-t-il pas plutôt à un cover band ? Ces derniers sont donc remplacés par l’italienne Mariangela Demurtas ainsi que Kjetil Nordhus qui a officié entre autre dans Trail of Tears.

Effectivement, ceux qui ont vu les trois concerts à la Locomotive ne vont pas reconnaître le groupe. La set-list va se concentrer sur les trois derniers albums, loin d’être les meilleurs mais il faut bien faire la promo de « Rubicon ». D’ailleurs cela démarre avec deux titres de ce dernier, « Year of the rat » et « Protection ». La chanteuse a l’air correct malgré encore un mixage poussif, car on entend surtout la voix de Kjetil. Puis viennent « Mercyside », qui est joué pour la première fois pour cette tournée, « Sirens » et « Down » qui met en valeur les lacunes de Mariangela par rapport à Vibeke et cela sera le cas sur tous les anciens morceaux.

Malgré la faible audience, le groupe a l’air heureux d’être à Paris et remercie la salle d’un « vous êtes le meilleur public depuis le début de la tournée » ; il ne manque plus qu’Ozzy débarque avec son fameux « you’re number one » :)

Arrive le moment où l’excellent violoniste Pete Johansen fais son apparition pour trois chansons dont la poussive « The passing ». On en est déjà à six morceaux, tous tirés des deux derniers albums très moyens et même si le groupe ne démérite pas sur scène, on ne peut pas dire que cela soit passionnant pour le moment. Heureusement « Beyond the veil » va réveiller les anciens fans et Pete va prouver une fois de plus l’étendue de son talent, ainsi que sur « Amnesia » qui va suivre, sur lequel il va nous offrir un solo de violon magnifique.


Le groupe enchaîne sur deux titres du plus que dispensable « Ashes », les ennuyeux « Circus » et « Shadowman », la set list n’est vraiment pas terrible ce soir et on se demande si le génial « World of glass » ne va pas être zappé. Heureusement non car c’est le moment où Kjetil et Anders demandent au public si le prochain titre est un hit ou non, les deux n’étant pas d’accord, le titre en question sera « Tender trip on earth ». Malheureusement, Mariangela n’est pas au niveau du morceau, dommage car les autres musiciens sont tous excellents, le bassiste participant également aux voix claires.


Le groupe quitte la scène avant de revenir très vite pour le rappel qui sera composé d’un des meilleurs morceaux de « Rubicon », « Exile » qui va dynamiter l’ambiance ainsi que du classique « Angellore » du tout premier album qui sera interprété de bien belle façon.


C’est sous les applaudissements du public, peu nombreux mais très satisfait de la prestation que le concert se termine, le groupe très disponible viendra au stand de merchandising 5 mn après pour discuter et signer divers cds et places, très sympa de leur part.

Alors que penser de ce Tristania 2010 ? Premièrement, Kjetil est un vrai frontman et il porte le groupe presque à lui tout seul, éclipsant par la même occasion et involontairement Mariangela ( vu la différence de gabarit des deux en plus … ). Cette dernière, si elle est convaincante sur les morceaux de « Rubicon », l’est beaucoup moins sur les anciennes compositions, Vibeke étant beaucoup plus lyrique.

Enfin, la différence entre la froideur de l’ancienne mouture, ce qui faisait son charme, et la convivialité de la nouvelle tranche énormément, mais comment en vouloir à Kjetil dont la bonne humeur fait quand même plaisir et amène plus de spontanéité.

Reste cette set-list qui fait trop la part aux trois derniers albums, mais c’est un nouveau Tristania auquel nous avons à faire, ceux qui ne les avaient jamais vus ont été comblés, les autres repenseront aux shows très tard à la Locomotive avec une ambiance bien différente en fait.

Néanmoins, ce sera une bonne soirée avec trois groupes aux sonorités et prestations bien distinctes.

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