[Live Report] Amphi Festival 2010 – Partie 1

Au sein de Bloody Blackbird, on prône l’ouverture d’esprit musicale. C’est donc un live report sur l’Amphi Festival à Cologne qui s’est déroulé les 24 et 25 juillet que nous vous proposons.
L’Amphi est un festival EBM/electro-dark/goth/metal/medieval situé au bord du Rhin sur un site fort sympathique, avec une scène en plein air, couverte en partie et une grande salle, une plage avec transat pour faire une pause et bien sûr tout un tas de stands de disques et de vêtements bien « ciblés ». Une 3em salle est présente également, qui sert à faire des projections durant la journée puis se transforme en dance-floor le soir après les concerts.
Pas beaucoup de groupes metal cette année, à part Leaves’eyes et Eisbrecher, l’année passée nous avions eu droit à Delain, Kmfdm, The Birthday Massacre, The Gathering ainsi qu’Eisbrecher qui sont un peu chez eux. Quand au médiéval il a pratiquement disparu cette année…
Départ gare du Nord accompagné de 3 amis, le trajet est de 3 heures 15 en Thalys, le temps de vider le bar de son stock de Duvel, nous voilà à Cologne. On dépose nos affaires et on se dirige vers le site où certains groupes ont commencé à jouer.
On débute avec Ashbury Heights sur la scène centrale,  groupe suédois d’electro-pop plutôt gentillet, composé d’un chanteur et d’une chanteuse. C’est très loin d’être transcendant, la chanteuse chante faux la plupart du temps et ressemble plus à une potiche qu’à une frontwoman ^^. On a quand même droit à 2 morceaux sympas que sont « World coming down » et « Spiders ».

Allez hop on passe vite dans la grande salle où les Allemands de Solitary Experiments jouent en même temps et dont leur show électro mélodique se termine. Le groupe se compose d’un chanteur, de 2 gars aux synthés et d’un batteur/percu. On aura juste de temps d’entendre l’excellent « Seele Bricht » ainsi que « Point of view » tirés du très bon dernier album. Un peu court pour se faire une idée mais le show est assez plaisant, à revoir ( en France ça va être compliqué ^^ ).

Attention voilà le kitsch du kitsch avec les Allemands de Welle :Erdball groupe de synth/pop dont la musique est basée sur la puce du Commodore 64 ^^. Les albums du groupe ont un visuel très 50’s ainsi que le look des membres. Ceux-ci arrivent sur scène sur une reprise de Kraftwerf, grand précurseur de la musique électronique, et c’est 50 mn de show qui nous est offert. Je pense qu’il faut être allemand pour apprécier à 100 % leur musique mais ça a le mérite d’être super original et très fun. On a même le droit à « Poupée de cire » chanté en français. Je suis un peu déçu par la set-list au début (ayant tous leurs albums) mais la 2em partie du show sera bien plus intéressante avec entre autre les morceaux « Ich Bin Aus Plastik », « Monoton & Minimal » ainsi que « Starfighter F-104G »

Retour dans la grande salle pour voir les Allemands de Funker Vogt et leur EBM dynamique. Un synthé, un guitariste et un chanteur à la voix éraillée composent le groupe. Le show est plaisant quoiqu’ un peu répétitif, la guitare un peu sous-mixée mais cela passe bien, surtout des morceaux comme « Child soldier », « Subspace » et « Date of expiration». Un bon moment.

Une petite tour au coin VIP ( me demandez pas comment on a pu y rentrer ) pour se poser un peu et rencontrer Erk le chanteur d’Hocico, qui jouera demain avec son autre groupe Rabia Sorda ; séances photos et petite discussion rapide et on repart dans la salle pour un groupe que j’attends beaucoup : Project Pitchfork ( encore des Allemands bien évidemment, nous sommes dans le le pays fief de l’electro ).
Bon pas de suspens, le groupe aura donné le show electro/indus du week-end, une grande performance. Mené par son chanteur à la voix rauque, c’est un festival de tubes qui nous est balancé à la face : « God wrote », « Timekiller », « Conjure » tiré de leur album de 1992 « Lam-‘bras », « I am ». On aura le droit à un seul titre de l’avant dernier album « Darkness » ( mais quel titre ! ) ainsi qu’à un nouveau titre du dernier album « Endless infinity » plutôt sympathique. La guitare est toujours un peu sous-mixée sur certains morceaux mais le son est bon, la batterie et le synthé dosés comme il faut. Ca bouge dans le public en tout cas et le groupe termine par « Existence » morceau génial ( on aura 3 morceaux de l’album « Daimonion » en tout ) qui finit ce show en beauté. Voilà un show énergique comme on aime et je ne souhaite qu’une chose, les revoir au plus vite !!!

Il est temps de manger un morceau et de boire une pinte ( ils ne connaissent rien en dessous là-bas ). And One est en train de jouer, la scène centrale est bondée, il faut dire que cet Allemand ( ben oui encore ^^ ) est une vraie star chez les teutons. Je ne suis pas vraiment fan et ne connais pas grand chose donc je vais voir la fin du show des extra-terrestres canadiens Skinny Puppy.
Je n’ai jamais accroché à leur musique électronique expérimentale et leur show va le confirmer. Il faut être sous acide pour comprendre ce groupe, véritable omni ( objet musical non identifié ^^ ), il faut admettre que c’est sacrément barré et original. Des projections d’images viennent orner le fond de la scène, le chanteur a à 90 % du temps un masque ou bien un chapeau qui fume, se cache derrière une sorte de grillage, pendant que ces compères s’occupent du synthé et de la batterie. Voilà une expérience visuelle et auditive que je ne risque pas d’oublier

C’est fini pour aujourd’hui, j’aurai raté The Cruxshadows et Blutengel mais comme au Hellfest il faut faire des choix.
La soirée se finira dans la salle dance-floor à regarder le public se trémousser, une pinte à la main. A noter que le chanteur de Vnv Nation, qui se produisent demain, viendra faire le d-jay une petite heure.

Pour finir, voilà une petite vidéo de danseurs pendant And One ^^

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